Article de la 11–2025

Une Romandie aux multiples facettes

Tendances architecturales dans la Suisse romande des années 1990

Bruno Marchand

Résumé

Le postmodernisme s’est épuisé à la fin des années 1980. Le monde architectural romand a reçu des impulsions d’une jeune génération d’architectes qui faisaient d’un désir d’abstraction et d’une sensibilité à la matérialité les principes fondateurs de leur démarche. Malgré l’hétérogénéité du paysage architectural romand de cette décennie, quelques tendances se dégagent néanmoins, compilées en 1998 dans un petit guide intitulé La Romandie existe. Martin Steinmann a joué un rôle non négligeable dans le développement de ce courant avec son article «La forme forte» rédigé en 1991. On y perçoit un tournant dans sa conception théorique de l’architecture: il s’éloigne de la sémiologie pour se tourner vers la phénoménologie, inspiré par l’art concret et le minimalisme. Par la suite, les tendances minimalistes dans l’architecture de cette période se consolident, portées par l’influence de Steinmann en tant que professeur et théoricien.

Bruno Marchand (1955) est professeur honoraire à l'EPF Lausanne en théorie et histoire de l'architecture. Il mène des recherches sur des thèmes liés au modernisme architectural, à la construction de logements et à l'architecture contemporaine. Dans le cadre de son activité professionnelle indépendante, il s'intéresse également aux questions d'urbanisme.

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