Christoph Ramisch, Roland Bernath (Bilder)
Résumé
Dans les années 1970, l’architecte Jakob Schilling est parvenu à créer, chez les habitantes et habitants, un sentiment d’identification avec leur ville grâce à son centre communautaire de Geroldswil. Dans un conglomérat de bâtiments brutalistes, il réunit plusieurs espaces fonctionnels tels qu’une piscine couverte, un hôtel, une poste et des églises. Après le classement de l’ensemble architectural, la commune est à la recherche d’un moyen de densifier et de développer le centre. C’est pour répondre à ce besoin que le bureau zurichois Baumberger Stegmeier construit un nouveau bâtiment et transforme l’hôtel existant en appartements adaptés aux personnes âgées. Malheureusement, les espaces extérieurs n’ont pas été rénovés. Mais le manque de fréquentation ne tient pas qu’à la conception des espaces extérieurs, il est aussi le résultat d’une évolution des modes de consommation. L’accessibilité compte plus que la proximité sociale. Le centre de gravité du site penche, non pas vers la place du village, mais vers la route en contrebas, en raison d’un principe intangible: qui dit agglomération dit voiture. Mais peut-être y a-t-il là aussi une opportunité à saisir.