Kaye Geipel, Stijn Bollaert (Bilder)
Résumé
Construit en 1908 pour accueillir une école de gendarmerie, ce site de quatre hectares, abrité derrière de hauts murs de briques, est inoccupé depuis 2015. Aujourd’hui, il est progressivement transformé en campus rattaché aux deux universités libres de Bruxelles (ULB et VUB). La première phase de construction, financée par des fonds européens, comprend sept bâtiments historiques. D’autres édifices, parmi les 22 bâtiments de caserne comprenant de nouveaux logements, sont actuellement développés par le secteur privé. L’accès ne se fait pas par l’avant, mais de côté par un large escalier. Un pavillon de verre fait office d’accueil. L’aile centrale abrite des logements pour chercheurs étrangers; elle est suivie d’une aile comprenant davantage de salles d’étude. La transformation repose sur une approche circulaire radicale: réemployer autant que possible, qu’il s’agisse des matériaux ou des structures existantes. Les éléments qui n’ont pas pu être réemployés, tels que les briques, ont été recyclés pour créer des sols en terrazzo. Le résultat est une transformation où l’ancien et le nouveau, loin d’aboutir à un bric-à-brac disparate, sont en parfaite symbiose.
Kaye Geipel (1956) est critique d'architecture et conservateur ; il vit à Berlin et à Bruxelles. Il a été rédacteur en chef adjoint de la revue Bauwelt à partir de 2011, après y avoir occupé le poste de rédacteur à partir de 1995, et est aujourd'hui coéditeur de Bauwelt Fundamente.